Guyane

Hantavirus

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Le syndrome pulmonaire à Hantavirus est une maladie très grave mais rare dont on ne connaît que quatre cas en Guyane française.
Le dernier cas en date concernait un habitant de l'extérieur du bourg de Macouria en mai 2013
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Hantavirus

Qu'est-ce que les hantavirus ?

Ce sont des infections dont les réservoirs sont des rongeurs sauvages.

L'augmentation des constructions de maisons dans la périphérie des villes et donc proche de l'habitat des animaux sauvages augmente les contacts entre l'humain et la faune sauvage. De simples principes de précaution peuvent être prodigués pour limiter ces risques.

HANTAVIRUS :Quel risque en Guyane, comment l'éviter ?

Chez l’homme l’infection à Hantavirus est rare et non contagieuse. Fréquenter un malade ne présente aucun danger.

Comme sur l’ensemble du continent américain ou en métropole, la présence du virus chez de nombreuses espèces de rongeurs expose la Guyane à d’autres cas sporadiques, mais rares.

Qu'est-ce que l'infection à hantavirus?

 Les virus du genre Hantavirus sont présents de longue date dans de nombreuses régions du globe, dont le nord-est de la métropole où ils entrainent jusqu’à une centaine d’infections chaque année.

Ces virus sont véhiculés par plusieurs espèces de rongeurs dont, en Guyane, zygodontomys brevicauda et oecomys bicolor. Le virus est transmis à l’homme par contact avec la salive ou les déjections de ces animaux : 

  • Inhalation de poussières souillées, notamment lors de travaux de nettoyage dans des locaux peu fréquentés et peu aérés (cabanons, combles, greniers) ;
  • Contact avec les yeux, le nez ou la bouche après avoir manipulé un animal ou une surface souillée (linge de maison, plan de travail d’une cuisine visitée par ces rongeurs…) ;
  • Morsure.

 Une à huit semaines après la contamination, apparaissent un syndrome d’allure grippal (fièvre, douleur musculaire, fatigue), puis une détresse respiratoire parfois mortelle. En Europe la souche virale diffère et n’entraîne pas de pneumopathie mais, parfois, une fièvre hémorragique avec insuffisance rénale aiguë.

 Tout individu peut être affecté, y compris les jeunes adultes et en bonne santé.

 Chez l’homme, la maladie n’est pas contagieuse : côtoyer un malade ne présente aucun danger.

Comment éviter l'infection ?

Il n’y a pas de traitement préventif, il convient donc d’éviter les contacts avec les rongeurs et leurs déjections :

 Assurez l’hygiène générale de votre habitat :

  • Luttez contre la présence des rongeurs : stockage hermétique des aliments, dératisation régulière, condamnation des orifices d’intrusion, entreposage des déchets à distance…
  • Désinfectez régulièrement les sols et surfaces de travail avec un produit javellisé,
  • Lavez régulièrement le linge de maison (draps…), y compris s’il est réputé propre mais a longtemps été entreposé.

Désinfectez les surfaces et lavez les linges ( ayant été en contact avec des rongeurs), en respectant les temps de contacts recommandés pour le produit utilisé.

 Protégez-vous des poussières lors du nettoyage de locaux peu fréquentés et peu aérés (cabanons, combles, greniers…) :

  • Aérez les locaux au moins une demi-heure avant d’effectuer le nettoyage.
  • Fixez la poussière par humidification des surfaces avant leur balayage.
  • N’utilisez pas de jet d’eau à haute pression.
  • Désinfectez les surfaces avec un produit javellisé.
  • Protégez-vous avec un masque anti poussière.

Evitez de manipuler les cadavres de rongeurs, et ne le faites qu’avec précaution :

  • Portez des gants résistants à usage unique.
  • Placez-le dans un sac en plastique, lui-même enfermé dans un autre sac en plastique résistant.
  • Lavez-vous les mains au savon et à l’eau après la manipulation.

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