Dépistage et repérage du handicap dans les communes de l’Intérieur

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La Guyane connaît une sous déclaration très importante des situations de handicap, en particulier dans les communes de l’intérieur.
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Les personnes handicapées ne sont pas connues, elles-mêmes et leurs familles ne bénéficient pas des aides et de l’accompagnement auxquelles elles pourraient avoir droit. Les prises en charges de nature à limiter les surhandicaps ne peuvent être enclenchées, ni même l’offre correctement adaptée.

C’est la raison pour laquelle l’ARS a lancé en 2019 un programme ambitieux « Dépistage et repérage du handicap sur les territoires de l'intérieur » : programme pluriannuel financé à hauteur de 2,4 millions d’euros.

Christophe Pierre, membre du Grand Conseil Coutumier, coordonnateur du programme

Ce programme vise à mieux organiser et coordonner le repérage le dépistage et le diagnostic sur les territoires de l'intérieur et à proposer une prise en charge adaptée aux besoins de la population et aux territoires.

Le programme est doté d'une gouvernance large permettant d'associer les acteurs concernés. Le coordonnateur du programme, recruté par le GCSMS « Handicap d’un continent à l’autre » (groupement de trois gestionnaires médico-sociaux) est Christophe Pierre, par ailleurs membre du Grand Conseil Coutumier.

Lors du deuxième COPIL qui s'est tenu début octobre 2019, Christophe Pierre a présenté le résultat de ses premières missions sur l'Est du territoire Guyanais. Il est allé à la rencontre des populations, des professionnels de santé, des personnes ressources. Sa connaissance des bassins de vie lui a permis d'aller au contact des leaders des communautés et d'évoquer la question sensible du handicap.

Un outil de cartographie pour recenser les ressources

A l'issue de ces missions, il a proposé un outil de cartographie ayant vocation à être partagé et alimente par tous permettant de recenser les ressources (logistiques, humaines et en termes d'offre et de moyens de prise en charge) des territoires.

Il a pu remonter des dizaines de situations encore non prises en charge dont certaines ont été réorientées vers la MDPH et d'autres ont vocation à être gérées par les médiateurs en santé.

Il a pu constater l'insuffisance de l'offre de repérage (par exemple concernant la trisomie 21 au premier trimestre de la grossesse) et de prise en charge, le caractère inadapté de certains outils de diagnostic qui conduit notamment à orienter des enfants vers des classes destinées à des enfants souffrant de déficience intellectuelle alors que l'hypothèse peut être faite qu'ils souffrent surtout d'une déficience visuelle ( !!).

Ces premières missions vont permettre d'établir un plan d'action construit avec le COPIL qui définira des priorités d’action en fonction des bassins de vie.