Guyane

Le plan autisme

Article
Le plan autisme 2013-2017, présenté le 2 mai 2013 par la ministre des affaires sociales et de la santé et la ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, entame, dans la continuité du précédent plan, une nouvelle étape de la politique en faveur des personnes présentant des troubles envahissants du développement (TED) et en particulier de l’autisme.
Corps de texte
autisme

5 axes d'intervention

Ce nouveau plan en faveur de la prise en charge de l’autisme comporte 5 axes d’intervention :

  • le diagnostic précoce,
  • l’accompagnement tout au long de la vie depuis l’enfance,
  • le soutien aux familles,
  • la recherche,
  • la formation de l’ensemble des acteurs de l’autisme.

Les principales mesures relevant de la compétence de l’ARS, sont les suivantes (hors axe sur la recherche) :

1 - Diagnostiquer et intervenir précocement

  •  Le déploiement d’un réseau national de repérage, de diagnostic et d’interventions précoces dès 18 mois décliné dans chaque région sous l’égide des Centres de Ressources Autisme (CRA) dont les missions auront été préalablement redéfinies.
  • Une prise en charge précoce et intensive : Mise en œuvre de pôles régionaux d’interventions très précoces associés au réseau de diagnostic complexe. Ils seront constitués d’une part par des CAMSP s’engageant dans cette démarche et d’autre part par de nouveaux SESSAD créés pour accueillir et intervenir auprès des très jeunes enfants repérés.

2 - Accompagner tout au long de la vie

  •  Transformer et renforcer les établissements et services médico-sociaux existants, pour garantir l’évolution des pratiques professionnelles vers une meilleure application des recommandations de bonnes pratiques produites par la HAS et l’ANESM et donc l’effectivité de cette transformation de l’existant.
  •  Organiser les parcours : un schéma d’organisation fonctionnelle au niveau régional sera mis en œuvre. Il s’agit de rendre effective la continuité des parcours en soutenant la coopération entre les différents dispositifs.
  •  Renforcer et harmoniser les services rendus par les Centres Ressource Autisme. Il s’assurera que l’organisation fonctionnelle et graduée de l’offre repose sur des équipes ayant des pratiques conformes aux recommandations de bonne pratique de la HAS et de l’ANESM. Le déploiement de l’évaluation interne et externe sera soutenu par des outils nationaux.
  • Pour les enfants, soutenir la scolarisation adaptée en milieu ordinaire. Un panel de structures adaptées à la scolarisation des élèves avec autisme ou autres TED sera déployé en conformité avec les recommandations (scolarisation individuelle, CLIS ou ULIS, unité d’enseignement). Ainsi, sera poursuivi le développement des SESSAD, à hauteur de 550 places, en soutien à l’inclusion scolaire des enfants comme en accompagnement de l’avancée en âge des jeunes adultes
  •  Pour les adultes, favoriser l’inclusion sociale et professionnelle

Création de 1 500 places nouvelles pour mettre fin aux situations d’inadéquation existantes qui se répartissent entre : 500 places de Maisons d’Accueil Spécialisées (MAS) et 1 000 places pour des Foyers d’Accueil Médicalisé (FAM), la médicalisation des foyers de vie et des Services d’Accueil Médico-Sociaux pour les Adultes Handicapées (SAMSAH).

3 - Soutenir les familles

  •  Garantir un accueil, des conseils et une formation de qualité aux parents dans les Centres Ressources Autisme : les CRA contribueront au développement et à la formalisation des plates-formes régionales d’accueil, d’information et d’orientation destinées à faciliter la construction des parcours de vie de personnes avec autisme ou autres TED.
  • Déployer une formation des aidants familiaux
  • Offrir des solutions de répit pour les familles.
  •  Création de 350 places supplémentaires d’accueil temporaire, à raison de 15 places par région, sous forme de petites unités d’accueil temporaire rattachées à un dispositif médico-social d’accueil permanent

4 - Soutenir la recherche

  • Actions du niveau national

 

5 - Sensibiliser et former l’ensemble des acteurs de l’autisme

  • Former les professionnels de santé et la communauté éducative : actions du niveau national
  • Adapter et poursuivre la formation de formateurs.
    Poursuite du plan précédent : identification et formation de personnes ressources identifiées à l’échelle régionale et formées à cet effet dans le but de former des usagers comme des professionnels quelque soit leur secteur d’appartenance.

Aller plus loin

Liens utiles

Plan autisme

Déclinaison régionale du plan national autisme

Plan d'action régionale autisme Guyane

Plan autisme national

3ème Plan national autisme

    Le plan autisme en Guyane

    Dans le cadre des 166 millions d’euros du plan national autisme, la région Guyane bénéficiera de 4 846 097euros de mesures nouvelles reparties entre

    • des extensions de places :

    - de services d’éducation spéciale et de soins à domicile ;
    - pour adultes (maisons d’accueil spécialisé et foyers d’accueil médicalisé) ;
    - d'accueil temporaire ;

    • des crédits au titre du renforcement :

    - des centres d’action médico-sociale précoce et les centres médico-psycho-pédagogiques ;
    - des établissements et services enfants ;
    - des établissements et services adultes ;

    • et la création d’une unité d'enseignement en maternelle.