Guyane

Paludisme

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3,3 milliards d'individus, soit 50% de la population mondiale, vivent dans une zone à risque pour le paludisme. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime ainsi à 250 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année.
Corps de texte

Les moyens de lutte existants sont les médicaments antipaludiques, la protection contre les piqûres de moustiques (utilisation de moustiquaires, etc.) et la lutte contre les moustiques vecteurs du parasite Plasmodium. Mais la situation est d'autant plus préoccupante que depuis plusieurs années, les parasites développent de plus en plus de résistances aux médicaments, et que les moustiques développent des résistances aux insecticides. Aucun vaccin n'est aujourd'hui disponible.

La maladie est due à une infection du sang par un parasite du genre Plasmodium.
Le paludisme est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anopheles, elle-même infectée après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite. Les mâles ne piquent pas.

En Guyane deux espèces de parasites du genre Plasmodium sont présents sur le territoire et à l’origine de la maladie chez l’homme :

  • Plasmodium falciparum est l’espèce la plus pathogène et responsable des cas mortels. Elle est présente dans les zones tropicales d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie, et elle est dominante en Afrique.
  • Plasmodium vivax, qui peut subsister sous une forme latente ("hypnozoïte") dans la cellule hépatique de l’homme et provoquer des rechutes tardives s’il n’est pas traité.

Le moustique qui transmet le paludisme est actif la nuit. C’est donc sur la période allant du coucher au lever du soleil que vous risquez le plus d’être piqué et que vous devez vous protéger.

Il n’existe pas de vaccin à ce jour.

Les principaux symptômes sont les suivants :

  • Une fièvre
  • Des maux de tête
  • Des frissons

Des cycles typiques alternant fièvre, tremblements avec transpiration intense, peuvent alors survenir : c’est "l’accès palustre".

Si vous présentez ces symptômes :

  • Consulter le plus rapidement possible un médecin.
  • Ne prenez pas de médicaments sans avis médical : certains médicaments, notamment les anti-inflammatoires et l’aspirine sont contre-indiqués.

Lorsque vous êtes malade : un diagnostic précoce et un traitement rapide sont très importants pour maîtriser la maladie, cela permet d’en raccourcir la durée et limite les complications éventuelles. Il est essentiel de prendre les médicaments jusqu’à la fin du traitement. Les femmes enceintes, les enfants sont particulièrement fragiles vis-à-vis du paludisme.

Les délais d’incubation sont variables et peuvent être longs, c’est pourquoi pour toute consultation chez un médecin en cas de fièvre, et dans un délai de 12 mois suivant votre retour d’une zone à risque, il est important de l’informer que vous avez voyagé dans une zone de circulation du paludisme.

  • Il faut éviter les piqûres de moustiques :
  • Porter des vêtements longs, qui peuvent être imprégnés d’insecticides,
  • Dormir sous une moustiquaire si possible imprégnée d’insecticide,
  • Appliquer régulièrement un répulsif efficace sur la peau découverte,
  • Utiliser des spirales fumigènes à l’extérieur de la maison, à l’intérieur utiliser des diffuseurs électriques.

Pour plus d’informations sur les moyens de protection recommandés nous vous invitons à consulter le lien suivant :
http://www.medecine-voyages.fr/publications/ppavtextecourt.pdf

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Le meilleur moyen de lutter contre le paludisme et interrompre sa propagation, est l’action de protection individuelle consistant en l’utilisation par tous les membres de la famille de moustiquaires imprégnées d’insecticides. Le moustique du paludisme ayant une activité nocturne, dormir sous moustiquaire est un moyen de protection efficace et important.

Cette lutte individuelle est renforcée sur le terrain par le travail mené par la Direction de la Démoustication et des Actions Sanitaires qui mène en routine, au cas par cas et en continu des opérations de lutte contre les moustiques adultes et contre les gites larvaires.

palu plan guyane couverture 205-2018

 Dans le cadre du plan d’action mondial contre le paludisme, la Guyane travaille depuis de nombreuses années à lutter contre cette maladie. Le nombre de cas de paludisme répertoriés a ainsi diminué de 82 % depuis 2007.
 
Mais les efforts doivent à présent tendre vers l’élimination du paludisme dans la région, ce qui nécessite une coordination accrue des acteurs, ainsi qu’une mobilisation de toutes les personnes concernées.

Dans ce but, l’ensemble des compétences et expertises présentes en Guyane ont été invitées à participer à la réflexion et à la rédaction d’un plan. Différents groupes ont travaillé dans le courant de l’année 2014 pour élaborer des recommandations. Un comité de pilotage a été constitué le 20 mai 2014, réunissant à ses côtés, la Préfecture, le Conseil Général, l’institut Pasteur de Guyane, le service de santé des armées et le centre hospitalier de Cayenne.

Cette démarche a ainsi abouti à la production d’un plan de lutte contre le paludisme en Guyane, destiné à contrôler le paludisme sur l’ensemble du territoire entre 2015 et 2018.

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Le palu en Guyane

Le risque paludique est présent en Guyane, essentiellement le long des deux fleuves frontière et en communes de l’intérieur. Quelques foyers sur le littoral sont également connus et contrôlés, mais restent en dehors des villes.

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Informations assurés sociaux en Guyane

Pour les personnes assurées sociales en Guyane qui résident sur le littoral et qui souhaitent se rendre en zone à risque de paludisme (Intérieur), le traitement préventif est remboursé par la caisse régionale de sécurité sociale, sur prescription médicale stipulant la durée du séjour et la zone de séjour.