Guyane

Nouvel IFSI : la DG ARS se félicite de l'accord trouvé avec la CTG, l'Université de Guyane et le CH Cayenne

Communiqué de presse
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Nouvel IFSI : la DG ARS se félicite de l’accord trouvé avec la CTG, l’Université de Guyane et le CH de Cayenne
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Depuis plusieurs mois, des discussions se déroulent entre la Collectivité Territoriale de Guyane, l’Agence régionale de santé, le Centre Hospitalier de Cayenne et l’Université de Guyane sur la modernisation de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI). Elles aboutissent aujourd’hui à un protocole d’accord, qui trace les lignes d’un développement ambitieux des formations en santé sur le territoire.

Le protocole prévoit le transfert de l’IFSI (campus de Saint-Denis et antenne de Saint-Laurent du Maroni) sur le campus de l’Université de Guyane. Le centre hospitalier de Cayenne assurera au plus tard le 31 janvier 2020 ce relogement de l’IFSI dans des bâtiments modulaires voisins de ceux en cours d’installation pour les étudiants en santé de l’Université de Guyane. L’Université assurera la mise à disposition du terrain.

Dès la rentrée 2019, les nouveaux étudiants en soins infirmiers verront leurs inscriptions en ligne facilitées. Tous les étudiants infirmiers bénéficieront de cartes d’étudiant et auront accès aux plateformes et espaces numériques de travail. L’Université préparera la délivrance du grade de licence aux futurs diplômés d’Etat infirmier.

« Cet accord est une très bonne nouvelle, qui s’inscrit pleinement dans le programme officiel de formation des infirmiers. Ce programme prévoit une universitarisation de la formation, pour tisser des liens forts avec les disciplines universitaires et les autres professions de santé, notamment celle de médecin. Et dans ces nouveaux locaux sur le campus, les étudiants infirmiers trouveront d’excellentes conditions pédagogiques, favorables à leur réussite » souligne Clara de Bort, directrice générale de l’ARS.

Implanté sur le campus universitaire, ce nouvel IFSI verra sa capacité augmenter : actuellement de 60 places, il sera porté à 80 places pour la rentrée 2019, 90 places pour la rentrée 2020 et 100 places pour la rentrée 2021.

Dans le même temps, l’ensemble des formations aides-soignants et auxiliaires de puériculture seront transférées sur Saint-Laurent du Maroni. Là encore, les capacités seront augmentées : les 20 places d’aides-soignants seront portées à 30 en 2019, qui s'ajouteront aux 15 places  d’auxiliaires de puériculture..

Clara de Bort, directrice générale de l’ARS : « L’augmentation des capacités de formation initiale dans la santé est cruciale pour les établissements de santé et médico-sociaux, qui ont encore de grandes difficultés à recruter pour fonctionner. La répartition territoriale des formations entre Cayenne et Saint-Laurent améliorera l’organisation de chaque formation et le suivi des élèves et étudiants. Les stages continueront bien sûr de se dérouler dans toute la Guyane ».

A terme, les signataires s’engagent sur un projet ambitieux de Pôle santé sur le campus de l’Université de Guyane. Pour la première année des études de santé, le numérus clausus pour la rentrée 2019 vient d’être quasiment doublé pour la Guyane, de 16 places à 28 places : médecine 20 places au lieu de 12, pharmacie et odontologie chacune 2 places au lieu de 1, maïeutique 4 places au lieu de 2. A l’avenir, l’Université proposera un ou plusieurs masters infirmiers, afin de développer l’effectif des « infirmiers en pratique avancée ».

Clara de Bort, directrice générale de l’ARS : « La localisation à l’Université c’est une reconnaissance des compétences demandées aux infirmiers. Au-delà, cela ouvre des perspectives très intéressantes de formations universitaires complémentaires, comme des masters infirmiers. La Guyane a en effet besoin d’infirmiers très qualifiés pour prendre en charge les patients atteints de maladies chroniques et décharger les médecins ».

Ce Pôle Santé aura l’ambition d’accueillir sur la Guyane de nouvelles formations à créer sur le territoire : kinésithérapie dans un premier temps et à terme ergothérapie, pédicurie-podologie, orthophonie, orthoptie. D’autres formations pourront être inscrites en application du Schéma des formations sanitaires et sociales. Les financements de ce projet de pôle santé devront être recherchés entre l’Etat, la collectivité, et le CH de Cayenne avec le soutien de l’ARS.

Clara de Bort, directrice générale de l’ARS : « Grâce à ce protocole, les formations des filières de rééducation vont pouvoir se développer en Guyane au cours des prochaines années. Le diabète et les accidents cardio-vasculaires demandent des soins intensifs, tant en terme de prévention que de rééducation, c’est donc une perspective très positive pour la santé des Guyanaises et des Guyanais ».

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