Guyane

IVG en Guyane : La DG ARS lance le 1er comité de pilotage orthogénie

Communiqué de presse
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L’interruption volontaire de grossesse est un droit fondamental, essentiel à la santé des femmes. Chaque femme enceinte, majeure ou mineure, peut décider librement dans notre pays de poursuivre ou de ne pas poursuivre sa grossesse et de bénéficier, quelle que soit sa décision, d’un accompagnement médical et social sûr et adapté.
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La Guyane connait un recours important aux IVG : 35,3 IVG en Guyane pour 1000 femmes de 15 à 49 ans contre 15,4 en France métropolitaine et 18 pour 1000 contre 7 pour 1000 femmes de 15 à 17ans. Pourtant les femmes de Guyane rencontrent encore de nombreux obstacles et délais excessifs de prise en charge et n’ont pas toujours la liberté de choix de la méthode.
La DG ARS, Clara de Bort, a donc décidé de lancer ce lundi 25 novembre, le 1er comité de pilotage dédié à l’orthogénie en Guyane. Ce comité comprend : différents services des établissements de santé publique, CDPS, clinique véronique, réseau périnat, sages-femmes et médecins. Au cours de ce comité de pilotage, ont été passées en revue les différentes offres de prise en charge de l’IVG, leurs développements récents, la variété des approches notamment au plan du recours à la méthode médicamenteuse mais aussi les difficultés rencontrées par les femmes et par les équipes médicales. L’offre de soin est instable et repose, encore bien souvent, dans certains territoires sur un professionnel motivé, sans solution simple lors de ses absences.
La DG ARS salue l’ensemble des personnels, en ville comme à l’hôpital, qui se mobilisent chaque jour pour que les femmes de Guyane puissent exercer ce droit, et accéder, à une prise en charge de qualité, qui donne l’occasion d’aborder l’ensemble de la santé sexuelle et reproductive (y compris contraception, violences conjugales, violences sexuelles). Elle souligne le caractère très noble de cet acte et de l’accompagnement qui l’entoure. Elle rappelle que l’IVG concerne toutes les femmes et est un évènement souvent incontournable dans une vie fertile au regard de l’efficacité non absolue des moyens de contraception. Elle déplore que les 14 gynécologues au CHC aient tous fait valoir la clause de conscience, ce qui limite l’accès des femmes à l’IVG et à la méthode instrumentale non accessible en ville. Comme le comité de pilotage réuni hier, elle demande solennellement que les futurs recrutements soient orientés, vers le développement de l’activité de planification au CH de Cayenne, activité dont ne peut se passer un grand pôle Femme-Enfant comme celui de ce centre hospitalier.
Elle souligne que l’ARS sera aux côtés de toutes les équipes dans leur démarche en faveur de la santé et de l’autonomie des femmes guyanaises.

Contact presse : Amandine DESFONTAINES: 06 94 26 76 05

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